Thomas Balaÿ

A propos de

Thomas Balaÿ

La démarche photographique de Thomas Balaÿ a débuté aux Etats-Unis et plus particulièrement au Marie Selby Botanical Garden alors qu’il préparait une exposition itinérante sur les plantes en voie d’extinction. Ce photographe diplômé d’agronomie tropicale qui a voyagé dans le monde entier est à l’initiative d’ouvrages botaniques dont le dessein est de révéler la diversité et la beauté du monde végétal qui nous entoure.

Dans chacun de ses ouvrages, Thomas Balaÿ oscille entre témoignage scientifique, documentaire et recherche artistique. Son approche des succulentes tout comme sa série sur les orchidées offrent en un dialogue intime, un éclairage subtil du monde végétal sur lequel il s’attarde, celle de l’image d’une nature transfigurée.

Avec « Succulentes – Le Design Végétal » édité aux Editions Ulmer, il présente 75 portraits de succulentes aux formes multiples et charnues et aux familles diverses. Des plantes dites « grasses » dans le langage courant qu’il nous faut entrevoir comme « gorgées de sucs » et dont l’évolution provient de leur capacité de résistance à la sécheresse des déserts.

Ici le choix de l’argentique, d’une prise de vue rapprochée au cadrage frontal ou en hauteur sur fond neutre et noir, sous la lumière naturelle du nord identique à celle utilisée par les plus grand peintres exaltent avec volupté chacun des détails, des contours, des volumes (spirales, volutes, pointes..) et des textures (piquants, stries, cires, duvet, épines..) de ces plantes. Les succulentes surgissent ainsi à nos yeux comme en apesanteur, en un mouvement d’offrande propice à en appréhender leurs essences. De ce face à face entre l’œil du photographe et la plante jaillit une galerie de portraits aux sonorités humanisées, à l’interaction complice entre l’homme et la nature sauvage.

De cette proximité décontextualisée, de cette démarche de documentaliste à la description détaillée nait le génie plastique. La plante est revisitée avec le parti pris d’une stylisation sculpturale, proche du surréalisme. En insistant sur ces qualités, Thomas Balaÿ fait ressortir les formes et les volumes structurels, architecturels de la plante. Cette mise en scène met en évidence la beauté du graphisme végétal, son design intrinsèque pour en déceler ses lignes, ses épaisseurs pour toucher sa matière et sentir sa splendeur. Le monde végétal est ainsi transporté avec Thomas Balaÿ en des formes artistiques sobres, simples à la netteté des lignes et aux formes proche des créations de design ou de la joaillerie.

Thomas Balaÿ nous livre avec « Succulentes – Le design végétal » la somptuosité, l’élégance de ces plantes créés par la nature et ses millions d’années d’évolutions. Il nous les élève au rang d’œuvre d’art à même de renfermer de multiples interprétations. Avec cet ouvrage, c’est encore la beauté fragile du monde végétal qu’il défend. Un message naturaliste, pour que nous prenions tous conscience de notre patrimoine naturel, de la richesse de la biodiversité végétale, et que nous n’oublions pas notre devoir, celle de l’admirer et de la préserver.

Photographer Thomas Balay unites plant science with art. At age 16, he fell in love at first sight with tropical flowers after seeing a documentary on tropical rainforest. He felt compelled to leave his native France to see and experience in person the Carribean Islands’flora. Here he discovered the true beauty and rich diversity of the plant world, in particular, the allure of tropical flowers. His passion grew deeper with every observation made and the photographs taken of the infinite variety of the flowers’forms, colors and patterns. Seemingly limitless as they may appear, his eyes and his camera always seem to capture the “logic” in their structures’ architecture and design. Not only were the strucrures beautifully symmetrical, they were also very functional, revealing mathematical order that were also remarkably aesthetic yet logical.

He then moved to the United States to share with a wider audience the beauty he sees in plants through photographs. He was also learning to grow them. As both photographer and gardener, he collaborated with many botanical institutions to create photographic exhibits. At the Planting Fields Arboretum State Historic Park in Oyster Bay, New York he worked on a photographic exhibit of the ancient trees in the region. At Marie Selby Botanical Gardens in Sarasota, Florida he took pictures of the rare, and endangered plants in its living collections. He then developed a traveling exhibit entitled, “What if Only Photographs Remain.”

Using art, he spreads the message of conservation not just to capture and record but to share their beauty with future generations, and for the lessons we have yet to learn from observing plants. Lessons in sustainability or efficiency in design, greater resilience in modularity and redundancy, fractal geometry, or even basic examples of how form follows function, he believes, are yet to be fully understood and utilized by us humans to live in better harmony with nature. He feels compeled both as an artist and a scientist to document plant life through photographs.

Originally from central France, Thomas Balay now lives in Paris, traveling extensively for his work as a commercial photographer around the world. He, however, returns to his love of studying and photographing plants and flowers in their infinite diversity, form and beauty.